Les maladies.

Prendre toujours des précautions en portant des gants.

On ne le répètera jamais assez mais le piégeur est un sujet particulièrement exposé aux maladies  dont les  animaux sauvages peuvent être porteurs. Il ne faut pas non plus "noircir" le tableau mais simplement faire comprendre aux piégeurs qu'en cas de prise , il est obligatoire de porter des gants.

L' echinococcose alvéolaire

C'est le renard qui peut être porteur de cette maladie.

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Voici un article de 2014 qui justifie des précautions à prendre.

L’échinococcose en question

Publié le:  04 avril 2014

Une centaine de chercheurs venus de 28 pays des cinq continents était à Besançon pour un symposium autour de l’échinococcose.

En Franche-Comté, des chercheurs s’intéressent à cette maladie parasitaire dont le foyer de développement se situe dans l’arc alpin et l’arc jurassien. Besançon est considéré comme l’un des centres phares dans le monde pour la recherche autour de cette maladie qui reste rare et pour la prise en charge des patients. En Franche-Comté, on compte environ 40 % des cas de contamination à l’homme, 60 % avec les Vosges et l’Ain. Une maladie qui a tendance à se développer et à s’étendre. Heureusement en trente ans, les recherches ont permis d’avancer sur les traitements et les diagnostics se font également plus tôt grâce aux échographies et à l’imagerie médicale. « Aujourd’hui, les personnes atteintes d’échinococcose alvéolaire peuvent vivre dans près de 100 % des cas, alors qu’il y a trente, plus de 80 % des patients décédaient dans les cinq ans », rappelle Dominique Angèle Vuitton, professeur émérite d’immunologie à l’Université de Franche-Comté et fondatrice du centre collaborateur OMS à Besançon. « Un tiers des patients peuvent être opérés et suivent un traitement pendant deux ans. Les deux tiers ont des médicaments à vie. » […] « C’est une maladie devenue chronique avec laquelle on vit. » Certes le suivi hospitalier est contraignant ainsi que la prise de médicaments quotidienne.
En dix ans le nombre de cas a doublé
Transmise à l’homme le plus souvent par les renards, l’échinococcose alvéolaire s’est développée et répandue ces dernières années. Les chercheurs constatent également une évolution de la maladie. « Jusque-là le processus tumoral était très lent, mais les traitements chimiothérapies, ou liés à des maladies inflammatoires affaiblissent l’immunité des patients. L’une des raisons qui fait que l’on a aujourd’hui plus de cas », note Patrick Giraudoux, directeur du groupement de recherche international CNRS-INEE Santé des écosystèmes et écologie des maladies environnementales. « Entre 1 à 10 % des personnes vont développer la maladie. Ce sont surtout les immuno-déprimés », explique Laurence Millon, directrice du centre national de référence échinococcose.
Depuis une dizaine d’années, la France a vu son nombre de cas doubler, passant d’une douzaine par an à environ 25. En Suisse, l’évolution est encore plus rapide et passe de 8 à 30 nouveaux cas. « Les effectifs de renards ont augmenté », constate Patrick Giraudoux. Des renards qui sont aussi plus nombreux en ville. En Suisse, on constate aussi une augmentation dans la transmission de la maladie par les chiens. « Un chien sur 300 serait infecté », indique Bruno Gottstein, professeur de parasitologie à la faculté vétérinaire de l’université de Berne. « On constate une augmentation des prévalences jusqu’en Bretagne, ce n’était pas le cas il y a dix ans. » Aujourd’hui tous les pays d’Europe sont touchés, exceptés au sud. Des foyers existent aussi en Turquie, en Asie centrale, en Chine, mais aussi au Canada. « C’est une maladie de l’hémisphère nord et des zones fraîches et humides », explique Dominique Angèle Vuitton.

 

F.M.

La leptosirose

Les leptospires pénètrent dans l’organisme d’un homme par contact  d’une de ses muqueuses (bouche, oeil, appareil respiratoire), ou d’une plaie qu’il s’est faite, avec le sang ou les sécrétions d’un animal infecté depuis quelques jours. Après environ 8 jours, ce sont les urines des animaux malades qui deviennent contaminantes y compris par leur présence dans le milieu extérieur. L’homme pourra donc contracter la maladie par contact avec les urines d’un chien ou d’un rongeur malade mais davantage encore par contact avec les urines de rongeurs sauvages présentes dans les étendues d’eau douce.(rats, ragondins.)

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